Yachine se sacrifie pour l’URSS

Eblouissant dans les buts de l’URSS, Lev Yachine a imposé sa classe et son style lors de l’Euro 1960 remporté par les Soviétiques. Deux ans plus tard, le gardien du Dynamo Moscou se rend au Chili avec l’espoir d’offrir à l’Union Soviétique son premier titre mondial.

Un Mondial traumatisant

Un accident viendra ruiner les projets de Yachine… Victime d’un mauvais coup, « l’araignée noire » doit disputer la compétition avec une double commotion cérébrale. Perturbé par les symptômes, le portier tient tout de même à tenir son rang. S’il parvient à contenir les assauts yougoslaves lors du match d’ouverture, en revanche il cède totalement face à la Colombie puis, plus tard, en quart de finale contre le Chili.

Ses adversaires sont les premiers à s’étonner de cette méforme, ignorant le traumatisme cranien dont souffre Yachine. Pour preuve, l’attaquant chilien Eladio Rojas se jette spontanément dans ses bras après son but victorieux, tout surpris d’avoir trompé la vigilance de l’immense gardien.

Des médias agressifs

A l’issue de ce Mondial maudit, la presse ne manque pas d’attaquer Yachine, jugé indigne de son sublime passé. Pourtant, une fois les lésions disparues, le portier soviétique retrouvera rapidement son meilleur niveau. En 1963, il obtiendra même le Ballon d’Or-France Football, récompense encore jamais décernée à un gardien.