Médailles avec le Colisée

En 1928, le CIO organise un concours afin de sélectionner l’artiste qui illustrera les médailles des Jeux Olympiques d’été.
Le lauréat, l’Italien Giuseppe Cassioli, choisit de représenter la déesse grecque Niké, une couronne de laurier à la main.
Assez classique jusqu’ici puisque, traditionnellement, Zeus, Niké, lauriers ou athlètes grecs ornaient toujours les breloques.
Mais en arrière-plan, l’artiste grave le nom d’Amsterdam (hôte des JO 1928) et… le colisée romain ! Si Cassioli avait écouté ses cours d’histoire, il aurait su que les Jeux Olympiques sont nés en Grèce, et non en Italie !
Pendant 72 ans, le Colisée reste gravé sur toutes les médailles olympiques.
L’erreur est réparée en 2004, quand les Jeux d’été reviennent sur leur terre d’origine, la Grèce.
Sur la face de la médaille figurent alors la déesse Niké (des épis et une couronne en mains) et le stade Panathinaïko, théâtre des premiers Jeux de l’ère moderne en 1896