Les tricheurs

En 1904, aux Jeux olympiques de Saint-Louis (Etats-Unis), le marathonien Fred Lotz souffre de crampes au 15e kilomètre. Comment couvrir dès lors les 28,195 km qui restent ? Rien de plus simple : il suffit de monter dans une voiture ! L’automobile le dépose à 8 km de l’arrivée. L’Américain passe la ligne d’arrivée frais comme un gardon ! On lui tend un bouquet de fleurs, il savoure l’acclamation du public. Mais la supercherie est découverte quelques minutes plus tard quand Thomas Hicks, soi-disant second, arrive et déclare : « J’ai gagné puisque, parti en tête, je n’ai pas été dépassé ». Le tricheur est exclu.
La sprinteuse polonaise Stanislawa Walasiewicz (qui vit aux Etats-Unis depuis son adolescence) remporte la médaille d’or du 100 m aux JO de Los Angeles en 1932 et celle d’argent 4 ans plus tard. Elle épouse ensuite le boxeur Neil Olson, devient « Stella Walsh » et continue de remporter de nombreux titres. A sa mort (à 69 ans, elle est victime d’une attaque à main armée dans un centre commercial de Cleveland), l’autopsie révèle que la championne est en fait… un homme. Vraie tricherie ou simple anomalie génétique ? Personne ne le saura, et le CIO ne retirera pas son nom des tablettes olympiques.
Aux Jeux de Montréal en 1976, le talentueux soviétique Boris Onishchenko avait modifié l’équipement électrique de son épée : la table de marque s’allumait sans que l’escrimeur ait touché l’opposant. Il fut exclu des Jeux.