Le ski dans l’antiquité littéraire

Le plus ancien document écrit concernant le ski est un passage de l’historien PROCOPE de Césarée qui, dans « de origine actibusque Gotorum  » (552 avant J.C.) décrit une race de « Skridfinnar », c’est-à-dire « Finnois glissants » qui utilisaient des skis pour la chasse et la guerre.
STRABON (vingt ans avant J.C.) évoque des montagnards du versant méridional du Caucase qui, depuis des millénaires (dit-il) avaient coutume de fier à leurs pieds des sortes de « tambourins » en peau de bœuf.
XENOPHON raconte que, quatre cents ans avant J.C, les Arméniens et des scandinaves chaussaient leurs chevaux de sacs en peau bourrés de laine pour leur éviter d’enfoncer dans la neige.
PLINE, se référant à l’historien grec HEKATAIOS d’Abdère, évoque les campagnes d’Alexandre le Grand en Orient : « certaines tribus étaient composées d’hommes à pieds de cheval appelés hippopodes » qui étaient probablement des hommes chaussés de semelles de bois en forme de raquettes ou de skis.
TACITE, lui aussi, fait mention de l’usage, chez les lapons, de « chaussures » ressemblant à des skis.
Le comte ROGNVALD de Orkney (qui mourut en 1159) raconte en vers ses neufs talents et range le ski parmi eux.
Des historiens chinois de la dynastie Tang surnommaient leurs voisins : « les Turcs montés sur des chevaux de bois ». Leur description se retrouve en 1307, chez l’historien mongol FADL ALLAH RASHID-ED-DUR qui écrit : « dans leur pays, on trouve de nombreuses montagnes et des bois où la neige tombe en abondance. Aussi, durant l’hiver, ils chassent hardiment sur la neige gelée. Pour ce faire, ils confectionnent des sortes de planches en bois qu’ils nomment Sana ou Hana. Ils les fixent à leurs pieds à l’aide de courroies, saisissent un bâton qu’ils appuient sur le sol et glissent sur la surface de la neige comme un canot sur l’eau…. Les plus expérimentés dans l’art de ces planches sont capables de décrire des courbes à pleine vitesse sur des pentes raides ».
« Gentibus Septentrionalis », produit en 1555 par OLAEUS MAGNUS est un magnifique traité affirmant l’universalité de l’usage du ski pour les ascensions, les combats, la chasse….
En 1574, un professeur de Zürich, SIMMLER, édite « De Alpinus Commentarius ». C’est une sorte de guide indiquant aux pèlerins, voyageurs de commerce et marchands, les moyens utilisables pou franchir les cols enneigés.
Le strasbourgeois JOHANNES SCHEFFER écrit, en 1678, une histoire de la Laponie où il a (dit-il) observé des skis qu’il appelle « petite table coulante » (?) dont il explique la forme et le système de fixation aux pieds.
Par la suite, les écrits se multiplieront, gagnant progressivement en précision, en technicité …et en véracité