Lauda ou le Phoenix de la F1

La saison 1976 de Niki Lauda, pilote vedette de la Scuderia Ferrari, reste assurément la plus marquante pour le pilote autrichien. Par deux fois, un accident a freiné sa carrière… mais pas sa détermination.

Acte 1 : le tracteur

Les deux premiers Grand-Prix, au Brésil et en Afrique du Sud, sourient au champion du monde en titre. Pourtant, Niki Lauda doit composer avec deux côtes cassées, à cause d’un malheureux accident domestique.

En voulant construire sa propriété de Salzbourg, l’Autrichien a effectué une mauvaise manœuvre en tracteur, lequel s’est retourné sur lui. Même si l’accident n’est pas anodin, Lauda refuse de déclarer forfait. Grâce à des injections de morphine et au port d’un corset, il parvient à concourir et à gagner !

Acte 2 : le crash

En août de la même année, lors du Grand-Prix d’Allemagne, la Ferrari du Viennois dévie brusquement de sa trajectoire lors du passage d’une courbe. A environ 200 km/h, il traverse un grillage de sécurité, rebondit sur une butte et est renvoyé sur la piste. Deux voitures le percutent alors.

La monoplace prend feu. Pris au piège et à moitié insconscient, il est sauvé grâce à trois pilotes, Edwards, Ertl et Lunger, qui l’aident à s’extraire des flammes. Le leader du championnat est grièvement blessé au visage ; en outre, les médecins craignent des complications aux poumons car le pilote a respiré des vapeurs d’essence très toxiques, et souffre de graves difficultés respiratoires.

Seulement cinq semaines et une extrême onction ( ! ) plus tard, Niki Lauda participe au GP de Monza. Pour l’occasion, son casque avait été rembourré afin que les cartillages de ses oreilles, encore à vif, soient protégés… Malgré toutes ces péripéties, l’Autrichien terminera la saison à la deuxième place, à un seul point du leader.