La bakayokade

Ibrahima Bakayoko est l’égal d’Arconada chez les attaquants. A Marseille, où il a joué de 1999 à 2003, une « bakayokade » est synonyme de loupé monumental devant le but.

Son premier fait d’arme, il le commet en septembre 1999 à Montpellier, face à son ancien club. Rentré à la mi-temps en remplacement de Fabrizio Ravanelli, « Baka » a l’occasion d’égaliser pour l’OM sur coup franc. Mais l’Ivoirien dévisse complètement sa frappe et le ballon part s’échouer dans les hauteurs du stade de la Mosson.

Deuxième action marquante : le 2 août 2003, pour le premier match de la saison et le dernier de Bakayoko à l’OM, les Marseillais se rendent au stade du Roudourou pour affronter Guingamp. A la 87e minute, le Phocéen se retrouve à un mètre du but mais rate le cadre, sa frappe passant au dessus des cages de Le Crom.

Heureusement pour lui et pour Marseille (aux portes de la relégation), il se rattrape dans les arrêts de jeu en marquant le but de la victoire. A la fin du match, l’entraîneur Alain Perrin explique au micro de TPS : « C’est du Baka ! »
Rendons tout de même hommage à Ibrahima Bakayoko, qui a aussi beaucoup apporté aux Marseillais. En 2000 et 2001, les buts inscrits en fin de saison par l’attaquant ivoirien ont permis à l’OM de ne pas descendre en deuxième division.

La version moderne de la bakayokade s’appelle la « cissade », en référence à Djibril Cissé, aussi décisif que maladroit cette saison avec l’Olympique de Marseille.